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Voilà à quoi ressemblent les fresques de la 5ème édition du Sbagha Bagha

Par: Sara BOUISRI  

STREET-ART Lors de la cinquième édition du festival des arts urbains Sbagha Bagha, quatre artistes internationaux, Roa de Belgique, Werc du Mexique, Danae du Canada et Ed du Maroc, ont relooké les murs de la ville avec comme thème commun : le monde animal. Made in Casablanca vous donne un petit aperçu des 5 nouvelles fresques de la métropole.  

L’œuvre de Roa

En plein coeur du quartier Bourgogne, une énorme tortue surmontée par un serpent voluptueux, lui-même surpassé d’un caméléon viennent s’ajouter au paysage. Cette fresque peinte en noire et blanc par l’artiste Belge Roa a été terminée récemment. L’artiste s’est inspiré de ses voyages pour réaliser cette oeuvre.

L’œuvre de Werc tranche

Sur le Boulevard Zerktouni en face de la mer, se dresse une oeuvre très colorée et très pop de l’artiste mexicain Werc tranche. Vous avez sûrement dû apercevoir ce lapin mi homme mi panthère dont la symbolique est encore une énigme.

L’œuvre de Danaé

Danaé, l’artiste canadienne, a surpris tout le monde par la rapidité avec laquelle elle a  réalisé son graffiti. Fidèle à elle même, l’artiste a peint une créature surréelle qui semble appartenir à la mythologie asiatique ou aux créatures du réalisateur de films d’animation japonais, Hayao Myazaki.

L’œuvre d’Ed

Quant au Marocain, Ed, il a peint sur un mur près de la place de la mosquée Hassan II une fresque représentant la vie quotidienne « La scène rassemble deux enfants qui sautillent presque, le regard tourné vers un vendeur de ballons et de masque d’animaux. L’un des enfants porte déjà un masque d’animal et l’autre le regarde avec envie, comme si celui-ci possédait un pouvoir », explique l’artiste devant son premier mûr solo.

L’œuvre du collectif Skefkef

La petite nouveauté de cette 5ème édition, c’est la Résidence d’artistes BD qui associe bande dessinée et street art. Ainsi, quatre artistes du collectif Skefkef ont réalisé une BD au format XXL sur l’un des murs de l’ancienne médina. Les vignettes aux formes géométriques apportent une lecture simple : une jeune fille prend un poisson dans l’eau, lui fait un câlin et le dépose à nouveau dans l’eau. L’un des quatre membres du collectif,  Moua Manar, affirme que  “Ce récit est à la portée de tous, les images parlent d’elles-mêmes ».